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Non, nous ne vous félicitons pas !

  • L’Association avait sollicité le BEA pour rechercher l’épave en zone centrale dès octobre 2009. Le peu de considération que cet organisme a montré pour les analyses de nos experts qui tenaient compte du décrochage de l’avion pour situer l’épave, lesquelles se sont révélées exactes, a considérablement retardé le succès de l’opération, succès qui aurait dû intervenir en phase 3 (avril/mai 2010). Nous rappelons les conséquences dramatiques de ce retard, tant sur le plan humain que financier : récupération partielle et complexe des corps des victimes et traumatismes successifs des familles liés à des effets d’annonce inconsidérés et inappropriés. N’oublions pas également toutes les tergiversations qui ont précédé la décision de reprise des recherches en mer de 2011 et pour laquelle l’Association a dépensé beaucoup d’efforts et d’énergie pour faire accepter cette décision.

  • Si l’objectif a finalement été laborieusement atteint avec la découverte de l’épave et la récupération des enregistreurs de vols, en aucun cas le déroulement de l’enquête technique ne peut être qualifié d’exemplaire : Depuis le 16 mai 2011, nous déplorons les « fuites d’informations » répétitives de l’enquête technique et l’implication incessante de la tutelle en violation des règles internationales. Nous regrettons une enquête visiblement à charge et visant manifestement à faire porter aux seuls pilotes la responsabilité de cette catastrophe. Nous condamnons les tergiversations relatives au retrait d’une recommandation urgente de sécurité sur la logique de fonctionnement de l’alarme de décrochage. Tout ceci démontre clairement que le BEA n’est pas en situation d’exercer ses prérogatives en toute indépendance. Le BEA étant rattaché au Ministère des transports, son indépendance claironnée ne peut être qu’un mythe.
Ce mythe aurait pu se traduire en réalité par l’adoption d’une récente proposition de loi, laquelle aurait pu lui assurer une indépendance effective et ainsi apporter une amélioration substantielle à la sécurité aérienne. Ainsi, la conformité au règlement européen n° 996/2010 et à l’annexe 13 de la convention de l’Aviation Civile Internationale, que l’Etat Français ne respecte pas, auraient pu être établie.
Nous déplorons donc le rejet de cette proposition de loi qui représentait un vecteur important d’amélioration de la sécurité aérienne à laquelle nous sommes tant attachés en vertu du lourd tribut que les familles de victimes ont payé.
Il est impératif que la sécurité aérienne soit à nouveau placée au cœur des préoccupations de tous les responsables et que l’on ne fasse pas perdurer une mainmise évidente de la tutelle du BEA dans le déroulement de l’enquête sur la perte de l’AF447.

Contacts :
Robert SOULAS – Président : 06.10.88.31.82
Laurent LAMY – administrateur : 06.06.45.19.12

pdf << Extrait d’une partie des propos tenus par Odile SAUGUES mardi 22 novembre 2011 avant le vote des députés qui ont décidé contre toute attente de refuser cette proposition de loi.
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