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Le BEA ne prend pas en compte l’incohérence des alarmes de décrochage !?

En effet, malgré un délai d’analyse très court du troisième rapport du BEA, nous notons que les pertes concomitantes des données de vitesse et d’incidence génèrent une situation particulièrement critique, et que cette situation, à ce jour, n’a toujours pas été expliquée techniquement.

Ainsi, l’absence d’alarme décrochage (Stall) laisse supposer aux pilotes que la situation aérodynamique de l’appareil s’améliore, alors qu’en réalité, elle empire.
De la même manière, l’apparition de cette alarme et son respect dans le cadre de la procédure alors en vigueur, sans visualisation possible de l’incidence, conduit les pilotes à augmenter la poussée des réacteurs (TO.GA) et par conséquence, augmenter encore l’incidence de l’aéronef.
A cela, nous devons ajouter la différence de procédure « IAS Douteuse » relativement à la manoeuvre dite d’urgence (Memory Items), celle d’Air France indiquant de respecter l’alarme décrochage, alors que celle d’Airbus ne le précise pas.
Ainsi, considérant que pour des raisons de sécurité évidentes des actions immédiates doivent être entreprises, nous demandons qu’une recommandation soit émise par le BEA, pour d’une part, informer les pilotes, et d’autre part, pour adapter les procédures aux remarques précitées.
Il n’est nul besoin d’attendre les hypothétiques conclusions d’un groupe « facteurs humains » pour réagir uniquement sur des critères de bon sens.
Il est également à remarquer que les recommandations de l’autorité d’enquêtes ne sont affectées d’aucun délai de réalisation, ce qui semble incompatible avec la notion de réactivité inhérente à la sécurité aérienne.
Au vu de ces évènements à la partialité affichée, il est primordial que l’Association obtienne une réponse favorable à sa requête par voie judiciaire pour obtenir l’intégralité des données des enregistreurs de vol.
Enfin, nous condamnons fermement ce triste épisode qui jette définitivement le discrédit sur l’investigation technique et qui génère une crise de confiance sans précédent envers les autorités d’enquêtes. La précipitation avec laquelle ces autorités et ces responsables ont accusé les pilotes sans aucune réflexion préalable avait alerté notre suspicion. Nous avons maintenant confirmation que les affirmations émanant de la tutelle du BEA étaient non seulement prématurées, dépourvues d’objectivité, partiales et très orientées vers la défense d’Airbus.
Ceci est totalement indécent et inacceptable. Les victimes de l’AF447 ne méritent pas un tel outrage. Les familles de victimes dénoncent un véritable scandale, qui viole leurs droits à la vérité !…
Pour l’Association Entraide & Solidarité AF 447
Le Président
Robert Soulas

Contacts :
Robert Soulas : 06 10 88 31 82
Laurent Lamy : 06 06 45 19 12

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