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Serons-nous enfin écoutés ? Indignez-vous !

Indignez-vous !

Les Juges d’Instruction, Mme Robinson, M. Aubertin, Mme Bernard du pôle accidents collectifs du Tribunal de Grande Instance de Paris, ont rendu le 28 février 2017 « une ordonnance de refus de demande de complément de la mission d’expertise » ordonnée le 06 février 2017 aux motifs suivants :

  • manque de relation de nos questions avec d’éventuelles carences du rapport d’expertise de 2012.
  • nombre de questions avaient trouvé leur réponse dans le rapport de 2012.
  • les questions pertinentes posées ne faisaient qu’approfondir celles ouvertes posées par les Magistrats instructeurs.
  • l’inutilité d’intégrer à la mission des sous-questions à chacune des thématiques.

Nous sommes les familles de victimes et ….

Qui, plus que nous, est en droit et devoir d’exiger de justes réponses à des questions que  nous nous posons vainement depuis huit ans ?

Qui, plus que nous, subit sans relâche l’angoisse et la douleur de l’absence d’un être cher disparu dans la tragédie du Rio-Paris ?

Quelle cruelle incompréhension de ne savoir pourquoi chaque demande d’actes déposée par l’association est systématiquement refusée et rejetée ? Les familles de victimes n’acceptent pas cette dernière ordonnance de refus car :

  • Pour nous, comprendre pourquoi « ce qui ne devait jamais arriver » et qui s’est pourtant bien produit lors du vol AF447 est d’abord un devoir de vérité à accomplir en hommage à l’ensemble des victimes de cette catastrophe.
  • Nous ne savons toujours pas aujourd’hui si un tel accident  pourrait se reproduire du fait d’informations fausses communiquées à l’équipage, consécutives à une perte des vitesses.

En outre, nous sommes toujours en attente des réponses à deux questions fondamentales déjà posées. A partir du mois de juillet 2008, on constate sur les Airbus 330 une recrudescence extrêmement importante et inquiétante du nombre de tubes Pitot bouchés du fait du givrage :

  • la modification récente (juin 2008) des calculateurs chargés de dégivrer les tubes Pitot est-elle à l’origine de cette recrudescence ?*
  • les différents protagonistes en capacité de remédier à ce problème, ont-ils été suffisamment réactifs entre juillet 2008 et juin 2009 pour éviter un accident ? Pour rappel, il a fallu attendre la mort de 228 personnes pour que la Pitot Thalès AA soit interdite.

*Les calculateurs PHC (Probe Heat Computer) ont été remplacés sur l’AF447 en juin 2008 ; le dégivrage des Pitot est géré exclusivement et automatiquement par ces PHC.

Enfin, la question essentielle est bien de savoir comment et pourquoi l’équipage, au vu des informations générées par les systèmes de l’avion, a « subi » le comportement de l’avion en lieu et place d’en maîtriser et garder le contrôle.

En clair, nous ne comprenons pas « pourquoi l’équipage n’a rien pu comprendre ».

Nos interrogations concernent les informations et alarmes en cockpit, la formation des équipages ainsi que les aspects « facteurs humains » dans les circonstances du vol AF447.

C’est pourquoi nous considérons comme indispensable que notre demande d’acte, insérée ci-après en « Pièce Jointe », soit portée à la connaissance des experts judiciaires désignés. En toute légitimité, l’Association entend contribuer activement à la manifestation de la vérité.

Nous sommes persuadés de la pertinence des questions transmises aux juges dans le cadre de l’instruction, relatives au fonctionnement des systèmes de l’avion confrontés à la réalité des conditions de vol rencontrées : c’est pourquoi l’association décide donc fort logiquement de faire appel de cette ordonnance de refus, appel non suspensif qui ne retardera pas la procédure.

Questions aux experts DA

 

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